POESIE/POETRY

Mardi 28 juin 2005 2 28 /06 /2005 00:00
5

L'HOMME-OISEAU

 

 

 

 

 

 

 

Tu naquis en pays farouche où les monts se confondent avec le ciel,

Tout près de l'Hindou Kouch, en verte vallée, toute perlée de soleil.

Contrée étrange, royaume de djinns vampires et de livres mystérieux,

Pièges impitoyables pour qui s'y aventure avec esprit curieux.

 

 

 

Tu fus homme avant tout, certainement pas Dieu

Mais élu de Lui cependant, tu en avais les yeux.

Le Prophète t'insuffla sa foi et sa patience aussi,

Une muse des cieux te perça le cœur d'une flèche de poésie.

 

 

 

Tu ne choisis pas ton destin, c'est lui qui te choisit

Il ne pouvait en être autrement, Dieu en avait décidé ainsi !

Toujours en quête d'absolu, tu suivis ton pénible chemin

Sans une plainte, humblement, avec la résignation d'un saint !

 

 

 

La nuit, les étoiles apitoyées, te faisaient rempart de leur lumière,

S'enroulant autour de tes souliers, les caressant de leurs folles crinières,

Rousses et échevelées comme gazelle que le chasseur met aux abois,

Fidèles, elles poursuivaient leur course, s'accrochant à tes pas.

 

 

 

Entouré de leur doux éclat, obstinément, tu persévérais

Franchissant les cols ardus des montagnes, parcourant les vallées.

Indifférent à ton corps brisé qui quémandait repos,

Insensible à la morsure de la bise qui te glaçait le dos.

  

Et  nuées s'ouvraient qui déversaient sur terre des torrents de feu

Te contraignant à fuir toujours plus loin, à t'abriter en quelque autre lieu.

Moine-soldat, toujours flanqué de rudes compagnons,

Mais solitaire en ton combat, promenant ton idéal au bout de ton bâton.

 

 

 

L'été, les arbres du Panjshir revêtaient leurs habits de verdure

Assis à leur ombrage, rêveur, tu  contemplais leur magnifique parure.

Homme-poète, homme de paix, homme-enfant, homme-oiseau,

Tu t'extasiais du chant d'un mainate, de la couleur ambrée d'un abricot.

 

 

 

Les rugissements du fleuve, s'engouffrant dans les gorges, te fascinaient

L'onde te semblait porteuse de paroles perdues et de secrets étouffés.

Parfois, pour tenter de les deviner, tu te risquais à y plonger la main,

Tu en retirais une myriade de gouttelettes, autant de messages divins.

 

 

 

Rieuses et légères, les perles d'eau miroitaient de merveilleux reflets,

Virevoltaient à ton poignet, se muaient en un précieux chapelet.

Subjugué par l'écume qui les dentelait, tu t'abîmais en une ardente prière,

Véritable océan d'amour dont les vagues s'en venaient mourir tout au creux de tes lèvres.

 

 

 

De ton cœur pur jusqu'à l'abnégation jaillissait le flot de ta bonté,

Tu ne demandais rien pour toi si ce n'est la simple force de continuer.

Les mots sacrés s'enracinaient en ton âme, l'illuminaient d'une claire piété  

Transcendant ton beau visage tourmenté d'une splendide aura de rosée.

 

 

 

Le soir, dans une bergerie, à la lueur d'une lanterne pâlissante,

Tu évoquais sans crainte la mort, tapie en sa tanière malfaisante.

Tu la savais inéluctable et avec douce ironie, t'en accommodais,

Au-dehors, soumises à la flamme de tes convictions, les montagnes fondaient.

  

Toujours enclin à la plaisanterie, curieux de tout, avide de confidences,

Tu questionnais sans cesse tes amis, te riant de leurs pudiques silences.

Et la pénombre s'éclairait alors de minuscules lucioles dorées

Qui sautillaient au fond de ton regard enfantin, tout pétillant de gaieté.

 

 

 

Aujourd'hui tu n'es plus et, orpheline de toi, la terre se désole.

Anxieuse, elle guette un signe… Il suffirait d'un rien pour qu'elle se console !

Au léger souffle de la lune, elle se surprend à s'essuyer les yeux,

Et ton image radieuse lui apparaît soudain du plus profond des cieux.

 

"SOIS GENTIL, CAR TOUS CEUX QUE TU RENCONTRES LIVRENT UNE RUDE BATAILLE !" (Platon)

 

"QUE LA BEAUTE QUE NOUS AIMONS SOIT CE QUE NOUS EN FAISONS." (Rumi)

 

"NE VA PAS LA OU LE SENTIER SEMBLE TE GUIDER. VA PLUTOT LA OU IL N'Y A PAS DE SENTIER ET LAISSE TON SILLAGE." (Emerson)

 

 

"THE YOUNG FLEDGLING"

 

 

 

 

 

 

In an untamed land you were born, where mountains blend with the sky,

 

 

Hugging the Hindu Kush , in a green valley* beaded with the sun.

 

 

Land of strangeness, kingdom of vampire djinns and books filled with mystery,

 

 

Pitiless snares for those who dare to venture there in mere curiosity.

 

 

 

 

You were a man first of all, never a divinity,

 

 

But elect by God, your eyes shining through Him!

 

 

The Prophet breathed into your ears his faith and constancy

 

 

A muse from Heavens pierced your heart with her dart of poetry.

 

 

 

 

You did not choose your destiny; it chose you.

 

 

It could not have been otherwise for it was God's will!

 

 

Relentless in your search for perfection, you followed your painful way…

 

 

Never complaining, you gave yourself over, humbly like a saint!

 

 

 

 

By night, the stars touchingly shielded you with their lights,

 

 

Curling about your shoes, caressing them with their wildly flowing manes,

Russet and tousled like a hunted gazelle brought at bay. Tangled,

 

 

They coursed on, clinging to your steps with intrepid faith.

 

 

 

 

Wrapped in their sweet sparkle you carried on, tenaciously

 

 

Wandering about the dales, negotiating the arduous passes of the mountains.

 

 

Heedless of your weary limbs yearning for some rest,

 

 

Unconcerned by the nip of the north wind icing your back.

 

 

 

 

And the clouds burst wide to flood the Earth with fire,

 

 

Forcing you onward in search of refuge, fleeing further and further.

 

 

Monk and soldier, ever escorted by your raw companions,

 

 

Yet lonely in your fight, you trusted your staff as a magic wand.

 

 

 

 

When in summer, the trees of the Panjshir garbed in green,

 

 

Seated in their shade, you gazed at their beautiful adornments, marvelling…

 

 

Man of poetry, man of peace, childlike heart, young fledgling,

 

 

What ecstasies you found in the mina's song, the amber-coloured peach.

 

 

 

Fascinated by the river's roar, rushing down the gorges, you dreamed on

 

 

Echoes you heard in the watery realm, lost words and muted secrets in its womb.

 

 

Sometimes, trying hard to guess, you ventured a curious hand,

 

 

Drawing out divine messages from a myriad of droplets.

 

 

 

 

Light and merry, the pearling water shimmered with marvellous gleams,

 

 

Twirling round your wrist, changing into precious beads.

 

 

Enchanted by the rippled foam, you sank into an ardent prayer,

True ocean of love whose waves swept dying over the hollow of your lips.

 

 

 

 

From your heart washed pure in self-denial sprang the flow of bounty,

 

 

For yourself you asked nothing except the strength to bear your sufferings.

 

 

The sacred words took root in your soul, enlightened it with translucent piety,

 

 

Transfiguring your sweet and tormented face with a halo of brilliant dew.

 

 

 

 

At dusk, sheltered in a sheep-fold, by the faint light of a waning lantern,

 

 

You fearlessly summoned death, hidden in her sinister lair.

 

 

You knew her to be ineluctable and with sweet irony, accepted the fact,

 

 

Outside, subdued to the flames of your convictions, the mountains melted.

 

 

                                                                                  

 

 

Always ready for joy, eager to know, insatiable for confidences,

 

 

You constantly questioned your friends, laughing at their uneasy silences.

 

 

And the darkness lit up with tiny and golden fireflies,

 

 

Dancing at the bottom of your childlike gaze, all-sparkling with merriment.

 

 

 

 

Today you are no more and, missing you, the orphaned Earth is mourning,

 

 

Anxiously awaiting some miracle… One little sign would be sufficient and comforting!

 

 

At the light breath of the moon, she sighs in relief and dries her eyes,

 

 

And your radiant image suddenly appears before her in the depths of the skies.

 

 

 

"BE KIND, FOR EVERYONE YOU MEET IS FIGHTING A HARD BATTLE!" (Plato)

 

"LET THE BEAUTY WE LOVE BE WHAT WE DO." (Rumi)

 

"DO NOT GO WHERE THE PATH MAY LEAD. GO, INSTEAD, WHERE THERE IS NO PATH, AND LEAVE A TRAIL." (Emerson)

 

 

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Jeudi 30 juin 2005 4 30 /06 /2005 00:00
5

SOUVENIR DE MASSOUD

 

Je t'offre ce mot unique 

Afin que tu le gardes

Je suis encore auprès de toi,

Je ne dors pas.

 

Je suis les mille vents qui soufflent,

Les éclats de diamant sur la neige.

Je suis la lumière du soleil sur le grain mûr

Et la douce pluie d'automne.

 

T'éveilles-tu dans le rougeoiement du matin

Me voici vol rapide qui s'élève

La ruée des oiseaux muets qui volent en cercle

Et les douces étoiles luisant dans la nuit.

 

Ne pense surtout pas que je suis parti ;

Je suis encore auprès de toi

A chaque aube nouvelle.

 

MASSOUD REMEMBERED

 

I give you this

One word to keep -

I am with you still

I do not sleep.

 

I am a thousand winds that blow;

I am the diamond glints in the snow.

I am the sunlight on ripened grain,

I am the gentle, autumn rain.

 

When you awaken in the morning's blush

I am the swift, uplifting rush

Of quiet birds in circled flight;

I am the soft stars that shine at night.

 

Do not think of me as gone;

I am with you still

In each new dawn.

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Jeudi 30 juin 2005 4 30 /06 /2005 00:00
5

LE FRUIT AMER QUI TOMBE

 

Je suis le fruit amer qui tombe sur la terre,

Ainsi je demeure dans les serres du temps.

Oh Printemps de Liberté ! Ta grâce, quoi d'autre

Pourrait rendre ce fruit amer si doux ?

La plus précieuse richesse en ce monde est la présence d'amis

La douleur de la mort,

La séparation.

Mais puisqu'ils sont là ces amis,

Tous ensemble unis, reposant au plus profond

Du coeur de la poussière...

Quelle différence cela peut-il faire

Qu'ils oient morts ou en vie ?

 

De douleur et chagrin le destin me modela

Hélas ! D'avoir bu à la coupe de la vie quelle fut ma joie ?

Tel une bougie brûlant dans le souffle du vent

Je tremble, je brûle... je meurs.

 

 

 

BITTER FRUIT FALLING

 

I am the bitter fruit falling upon the earth.

Thus in the clutches of time I remain.

O Spring of Liberty!  Your grace, what else could be

But to render this bitter fruit sweet?

The greatest wealth of this world is the company of friends,

The agony of death:

Separation from them.

But since they are all together, the friends,

Resting deep in the heart of dust,

What difference does it make

Whether alive or dead.

 

Out of pain and sorrow destiny has molded me.

What, Alas, has been my joy from the cup of life ?

Like a candle burning in the blowing wind,

I tremble, I burn... I die.

 

KHALILULAH KHALILI

 

Eulogy for Ahmad Shah Massoud

(translated from the Orignal Dari into American English)

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Samedi 2 juillet 2005 6 02 /07 /2005 00:00
5

 

   

Photo by Reza

Massoud :  Des Russes aux Talibans : 20 ans de Résistance Afghane

Editions Quai de Seine, 2001.

 

HAFEZ

 

 

Oh, vous deux, chérissez cette nuit !

Chérissez les paroles que vous échangez !

Car beaucoup de nuits s'écouleront,

Et beaucoup de jours s'écouleront,

Et beaucoup de mois s'écouleront,

Et beaucoup d'années s'écouleront,

Où vous deux ne pourrez vous voir !"

 

 

O you two, cherish this night!

Cherish the words you exchange!

As many nights will elapse,

And many days will elapse,

And many months will elapse,

And many years will elapse,

When you two will not see each other !"

 

 

"Le monde n'est rien sauf une histoire...

Une histoire de déception, de ruse, de sang.

Regarde ! Cette nuit est enceinte d'un enfant !

Toi et moi ne savons pas

Personne ne sait qui sera cet enfant...

Cet enfant, l'enfant de cette nuit,

C'est demain !

Personne ne sait ce qu'il sera...

Comment il sera !"

 

 

"The world is nothing but a tale...

A tale of disappointment, ruse and blood.

Look!  This night is heavy with child!

Neither you nor I

 No one knows who this child will be...

This child, the child of to-night,

Is to-morrow!

None knows who it will be...

How it wil be!"

 

 

Ces poèmes, extraits du livre de Hafez, célèbre poète perse furent les derniers que Massoud choisit au matin du 9 septembre 2001, à trois heures et demi du matin, quelques heures avant son assassinat. C'est son ami Massoud Khalili, fils du grand poète Khalilulah Khalili, unique rescapé de cet affreux attentat, qui les lui lut.

 

These poems, taken from the book of Hafez, the famous Persian poet, were the last ones chosen by Massoud on the morning of September 9th, 2001, at 3 am, a few hours before his assassination.  His friend Massoud Khalili, son of the great poet Khalilulah Khalili and the only person to escapet the awful attack, read them to him.

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Mardi 2 août 2005 2 02 /08 /2005 00:00
5

RUMI, POETE PERSE.

ODE 2180

Des profondeurs élève-toi vers le ciel ;

Puissent ton âme s'en réjouir et ton voyage en être heureux.

De la cité emplie de crainte et de frissons, tu t'es enfui

Et es devenu résident du Paradis.

Si l'image de ton corps s'est évanouie, attends la venue du Créateur d'images.

Si ton corps n'est plus, deviens ton âme.

Si ton visage est couleur de cire, figé dans la mort,

Deviens un habitant parmi les lits de tulipes et les arbres de Judée.

Si les portes du repos te sont barrées, va, évade-toi

Par le toît et l'échelle.

Si tu souffres du manque d'amis et de compagnons,

Avec l'aide de Dieu, fais toi seigneur d'heureuses circomstances

Si tu as été affamé et altéré, comme le pain

Nourriture des âmes demeure et deviens.

*Saheb-qeran est une personne qui est née sous une heureuse conjonction des planètes.

Photo: Reza

RUMI, PERSIAN POET.

ODE 2180

From these dephths depart towards heaven;

may your soul be happy, journey joyfully.

You have escaped from the city full of fear and trembling;

happily become a resident of the Abode of Security.

If the body's image has gone, await the image-maker; if the

body is utterly ruined, become all soul.

If your face has become saffron pale through death, become a

dweller among tulip beds and Judas trees.

If the doors of repose have been barred to you, come, depart

by the way of the roof and the ladder.

If you are alone from Friends and companions, by the help of

God become a saheb-qeran* (lord of happy cicumstance).

If you have been secluded from water and bread, like bread

become the food of souls, and so become!

*Saheb-qeran is a person who is born under a happy conjunction of the planets.

 
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Vendredi 5 août 2005 5 05 /08 /2005 00:00
5

 

CHEMIN VERS UN LIT DE ROSEAUX

Un cri est prisonnier

De mon coeur.

Où est ma flûte de roseau ?

Ma demeure est devenue cage

Où se trouve le chemin du désert ?

Tout d'abord la souffrance me ronge le jour,

Puis le chagrin du soir à l'aurore.

Où est ton visage fleuri, Saaqi ?

Où sont les cris des hommes ivres ?

 

Photo:  Reza

 

 

WAY TO REEDBED

 

A Cry is locked

In my heart.

Where's my reed flute?

Home's become a cage.

Which way to the desert?

First suffering occupied me by day,

Then grief from evening to dawn.

Where is your face like a flower, Saaqi?

Where are the cries of the drunks?

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Jeudi 11 août 2005 4 11 /08 /2005 00:00
5

 

PAROLES MYSTIQUES

Oh vous les amoureux, les amoureux ! Je transforme la poussière en joyaux

Oh vous les musiciens ! Je remplis d'or vos instruments.

Oh vous les assoiffés, je serai pour vous porteur d'eau en ce jour

Et changerai en paradis dans la rivière Kwsar, cette terre aride et poussiéreuse.

Oh vous les solitaires

Voici venu le moment du réconfort !

Je métamorphose les attristés en rois.

Oh élixir, lève ton regard vers moi !

Car je transforme cent couvents en mosquées

Et cent potences en chaires.

Oh vous les incroyants, je vous libère tous

Car de vous je suis le maître qui donne et retire la foi.

Photo Ihsanyar

http://groups.msn.com/AhmadShahMassoud

MYSTIC WORDS

Oh lovers! O lovers! I turn dust into jewel

O musicians! I fill your instruments with gold;

O thirsty ones, I shall be the water bearer today;

And I turn this dry dusty land into paradise,

into the river Kawsar.

O lonely ones, relief has come!

I turn everyone afflicted with sadness into a king.

O the elixir, look at me! for I

Turn a hundred convents into mosques,

a hundred gallows into pulpits.

O unbelievers, I shall release you all;

For I am in full command, I give faith and take it away.

Divan 1374:1-5)

English translation : Fatemeh Keshavarz

http://www.Kamush.com/daily.htm

 
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Samedi 13 août 2005 6 13 /08 /2005 00:00
5

 

LA DIFFERENCE

Considérez la différence

Entre nos actions et les actions de Dieu.

Nous demandons souvent : "Pourquoi as-tu fait cela?"

ou alors : "Pourquoi ai-je agi ainsi ?"

Nous agissons, pourtant tout ce que nous faisons

Est de Dieu la Création.

Nous regardons vers le passé et analysons les événements

De nos vies, mais il est une autre façon de voir,

Une vision brutale d'arrière en avant

Qui n'est pas compréhensible

Et que seul Dieu peut comprendre.

JALUDIN RUMI

Ahmad Shah Massoud

Photo: Reza

DIFFERENCE

Consider the difference

In our actions and God's actions.

We often ask, "Why did you do that?"

or "Why did I act like that?"

We do act, yet everthing we do

Is God's creative action.

We look back and analyse the events

Of our lives, but there is another way

Of seeing, a backward-and-forward-at-once

Vision, that is not rationally understandable.

Only God can understand it.

JALUDIN RUMI

 

 
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Mercredi 14 septembre 2005 3 14 /09 /2005 00:00
5

 

VOLUTES DE POUSSIERE

 

"Des volutes de poussières

S'élèvent de mon mausolée.

Mon coeur bat encore pour l'amour

Même si mon corps est privé de vie."

HAFEZ 

 

(du livre "Pour l'amour de Massoud" de Sediqa Massoud)

 

La nuit du destin/The night of destiny

(Le Djaniat... le jardin de Dieu/The Djaniat... the garden of God)

Illustration:  Rudy Van Giffen/Copyright:  Monique Decamps

 

 

CLOUDS OF DUST

 

 

"Clouds of dust puff up

From soil of my mausoleum.

I am still alive for the love

Even without any heart beating in my body."

 

 HAFEZ

(From the book "Pour l'amour de Massoud" de Sediqa Massoud)

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Mercredi 21 septembre 2005 3 21 /09 /2005 00:00
5

 

SILENCE

 

A l'instant-même où je suis déçu, je me sens encouragé

Suis-je ruiné, que je me sens soigné.

Lorque je suis tranquille et solide comme le sol

Alors je parle en doux tons de tonnerre pour chacun.

 

JELLALUDDIN RUMI (1207-1273)

 

(du film Massoud l'Afghan/From the film Massoud l'Afghan

Christophe de Ponfilly)

 

SILENCE

 

The minute I'm disappointed, I feel encouraged.

When I'm ruined, I'm healed.

Whem I'm quiet and solid as the ground, then I talk

the low tones of thunder for everyone.

 

JELLALUDDIN RUMI (1207-1273)

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